| ORCHIES, capitale de la Pévèle
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Véritable nœud central de communication au sud-est
de la Métropole Lilloise, Orchies se trouve en bordure de l’A23, reliant
Lille à Valenciennes. Elle permet de rayonner au nord vers le Mélantois
et le Tournaisis, à l’est vers l’Amandinois, au sud vers Marchiennes,
puis à l’ouest vers Pont-à-Marcq et le Douaisis aux portes du bassin
minier et de l’Artois. La Ville, dont le maire est Dominique Bailly,
met un point d’honneur à dynamiser l’activité économique et le secteur
social de son territoire tout en améliorant la qualité de vie de ses
habitants par la mise en place de politiques du logement, d’urbanisme,
de développement, de développement durable et économique.
L’hôtel de Ville est érigé en 1610 dans un style
renaissance flamande utilisant la brique et la pierre.L’édifice a
beaucoup souffert durant la Première Guerre Mondiale. Au rez de chaussée
se trouvait « L’Ancre », un estaminet. La reconstruction en 1926 aboutit
à une inauguration en grandes pompes en 1927, en présence de Raymond
Poincaré alors président du Conseil des ministres. En 1992, la Maison
commune se révéla trop exiguë pour accueillir tous les services administratifs
de la Ville. L’Hôtel de Ville fut donc doté d’un étage supplémentaire
pratiquement invisible de l’extérieur, alliance de modernité et de
préservation de la qualité architecturale du bâtiment. A noter également
la réfection totale de la Grand’ Place en 2007, qui fait du centre
ville un endroit agréable et convivial où les orchésiens aiment se
retrouver.
Le premier carillon fut installé en 1559 et détruit
dans l’incendie qui ravagea Orchies en 1914. Le tout dernier carillon
est doté de 48 cloches, coulées en 1995 en Allemagne. Ces cloches
de bronze représentent un poids total de presque 4 t. Inauguré en
1996, le carillon fut placé à l’intérieur de l’église Notre Dame de
l’Assomption à l’emplacement de l’ancien. Chaque année, un festival
est donné autour de ce carillon pour mettre en valeur cet instrument
caractéristique de notre patrimoine régional.
L’industriel Alphonse Henri Eugène Leroux (1866-1947)
est le premier à réunir les objets anciens ou d’actualité liés à la
chicorée. Dès 1904, il envisage d’ouvrir un musée. Ses fils poursuivent
la politique de leur père en réunissant ce qui fait aujourd’hui la
richesse des collections de la Maison de la Chicorée. C’est la demeure
familiale des Leroux, grande maison bourgeoise du XIXème siècle qui
sert d’écrin au musée, révélant également toute la beauté architecturale
d’une maison de maître.
La Tour à Diable a été construite en même temps que les remparts au début du XVème siècle, vers 1414. Elle servit à la fois de tour de guet et de prison. A l’étage supérieur on voit encore le chemin de ronde et les ouvertures aménagées spécialement pour la surveillance. A l’intérieur, on peut encore accéder à la cellule avec sa porte massive. Véritable « image » d’Orchies, on peut espérer que la Tour devienne rapidement plus accessible au public.